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Qu’est-ce que la Saintélyon : définition et histoire

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L’article en bref

La SaintéLyon est un trail nocturne de 81 km reliant Saint-Étienne à Lyon. Découvrez les caractéristiques essentielles de cette épreuve emblématique.

  • Parcours exigeant : 81 km avec 2 000 m de dénivelé, départ à minuit en décembre
  • Format inclusif : individuels, relais (2 à 4 coureurs) et randonnée pour tous les niveaux
  • Épreuves satellites : SaintExpress (44 km), SaintéSprint (21 km), Saintétic (12 km) et courses enfants
  • Histoire riche : Créée en 1952, 70ème édition en 2025 avec 20 000 dossards, record absolu
  • Engagement responsable : Reversements au Centre Léon Bérard et charte écoresponsable depuis 2006

Le premier week-end de décembre, des milliers de coureurs s’élancent de Saint-Étienne en pleine nuit pour rallier Lyon à travers les Monts du Lyonnais. La SaintéLyon, c’est 81 km, 2 000 mètres de dénivelé positif, et une course qui démarre à minuit pile. Autant dire que ce n’est pas une simple balade dominicale ! Je vais vous raconter l’histoire intéressante de cette épreuve et vous expliquer ce qui en fait un événement à part entière dans le monde du trail.

La SaintéLyon : définition d’un trail nocturne hors norme

La SaintéLyon est un trail nocturne qui relie Saint-Étienne à Lyon, traversant les Monts du Lyonnais sur environ 81 km avec 2 000 mètres de dénivelé positif. Si vous voulez comprendre la signification du trail et ses spécificités, cette course en est un exemple parfait : sentiers naturels, nuit noire, conditions météo capricieuses. Elle se déroule chaque premier week-end de décembre, au départ à minuit depuis Saint-Étienne, avec une arrivée à la Halle Tony-Garnier de Lyon.

L’épreuve se court en individuel, en relais (équipes de 2, 3 ou 4 personnes), ou en randonnée. C’est cette souplesse qui lui permet d’accueillir autant de profils différents. En 2025, 20 000 dossards ont été attribués, un record absolu pour la 70ème édition. Pour donner une idée de la montée en puissance : en 1977, il n’y avait que 750 engagés.

Le parcours actuel propose 65 % de sentiers et 35 % de bitume. Ce ratio a considérablement évolué : en 1952, le tracé était à 90 % routier. Les passages emblématiques restent inchangés — la montée à la sortie de Sorbiers, le col de la Gachet, Sainte-Catherine au 28ème kilomètre, le bois d’Arfeuille, Soucieu-en-Jarrest au 54ème kilomètre, et enfin la dernière difficulté à Beaunant, à 7 kilomètres de l’arrivée.

Les épreuves satellites pour tous les niveaux

La SaintéLyon n’est plus seule. Plusieurs formats complémentaires ont été créés pour élargir l’audience :

  • La SaintExpress : 44 km, format « maratrail », environ 4 000 coureurs
  • La SaintéSprint : 21 km depuis 2013, départ de Soucieu-en-Jarrest
  • La Saintétic — 12 km depuis 2016, départ de Chaponost
  • La SaintéVia : 35 km avec 650 m de dénivelé, réservée à 1 000 pionniers
  • La SaintéGones — courses enfants de 6 à 15 ans, entre 1 km et 3 km

Avec un tel éventail, difficile de ne pas trouver chaussure à son pied ! Et si vous hésitez encore entre trail et course classique, je vous conseille de lire le guide sur la différence entre trail et course à pied classique pour mieux cerner où vous en êtes.

Histoire et origines de la SaintéLyon : de 1952 à aujourd’hui

Le 26 janvier 1952, 23 personnes s’inscrivent à ce qui n’était alors qu’un raid pédestre entre Lyon et Saint-Étienne. Seulement 15 prennent le départ, et 13 terminent. Parmi les participants, Justin-Mary Cuzin, un assureur lyonnais, se présente… à ski de fond. Il précède tout le monde. C’est le genre de détail qui dit tout sur l’esprit pionnier de l’époque. Roger Bénetière et quatre autres concurrent terminent ex aequo vainqueurs. La neige, le froid, le verglas : dès cette première édition, la météo impose sa loi.

De 1952 à 1971, l’épreuve s’effectue sur environ 60 km en suivant le GR 7. Elle reste une marche. L’interdiction de courir figure même au règlement dès 1957, avec disqualification pour tout coureur pris en flagrant délit ! Des contrôles secrets étaient installés de nuit sur le parcours. Chaque concurrent portait une petite carte en carton à faire poinçonner dans les cafés, auberges et bergeries. Une autre époque.

En 1977, sous l’impulsion du boom du jogging, les coureurs sont enfin autorisés à courir. Le premier finisher en mode course boucle la distance en 5h37. L’année suivante, Michel Delore — journaliste et écrivain — établit un record de référence à 5h20. Il accumulera 8 victoires entre 1970 et 1980, ce qui reste un record absolu de victoires sur l’épreuve.

En 1991, Serge Marvalin prend la direction et systématise le départ à Saint-Étienne à minuit. C’est aussi à cette date que l’épreuve adopte officiellement le nom de SaintéLyon. En 2001, Extra Sports, avec Michel Sorine à sa tête, reprend l’organisation et transforme l’événement en épreuve de masse.

Un palmarès riche et des figures marquantes

Côté palmarès, plusieurs noms s’imposent. Chez les femmes, Anne-Marie Chapelle remporte la course quatre fois (1976, 1977, 1978, 1980) et établit un record féminin de 8h09 en 1978 — elle qui a aussi terminé le marathon de New York en 3h35 à 44 ans. Ginette Baudrand et Martine Planus ont ensuite dominé les années 1980. Maud Gobert, championne du monde de trail en 2011 et triple championne de France, s’impose quatre fois entre 2009 et 2014.

Chez les hommes, Jean-Franck Proïetto détient le record masculin de l’ancienne distance avec 4h19min55s réalisé en 1994. Alexandre Boucheix, surnommé « Casquette verte », cumule 3 victoires en 2003, 2021 et 2022.

Coureur / Coureuse Victoires Années
Michel Delore 8 1970-1980
Jérôme Trottet 5 1997, 1999, 2001, 2002, 2005
Maud Gobert 4 2009, 2010, 2013, 2014
Anne-Marie Chapelle 4 1976, 1977, 1978, 1980
Alexandre Boucheix 3 2003, 2021, 2022

Participer à la SaintéLyon : équipement, engagement et préparation

Partir à minuit en décembre dans les Monts du Lyonnais, ce n’est pas anodin. La météo peut vite tourner au cauchemar : en 1990, la neige atteignait près d’un mètre au col de la Gachet, et en 2010, une cinquantaine de coureurs ont été hospitalisés pour fractures ou hypothermie. L’équipement n’est pas qu’une formalité — c’est une question de survie.

Le matériel obligatoire comprend notamment une lampe frontale (avec batterie de secours, autonomie conseillée de 8h), une couverture de survie, un système d’hydratation d’au moins 1 litre, un vêtement imperméable coupe-vent, une réserve alimentaire (les barres énergétiques sont préférables aux gels qui peuvent geler !), un sifflet, un téléphone chargé, et le road-book remis avec le dossard.

Un plan d’entraînement type pour la SaintéLyon s’étale sur 26 semaines. C’est une demi-année de préparation — ce qui confirme que cette course n’est pas une décision de dernière minute. Doyenne des trails nocturnes en France, la SaintéLyon reste une porte d’entrée vers l’ultra pour beaucoup de coureurs expérimentés.

L’événement s’engage aussi fortement sur l’écoresponsabilité depuis 2006, et a signé en 2021 la Charte des 15 engagements écoresponsables initiée par le Ministère des Sports et WWF France. Plus de 500 000 euros ont par ailleurs été reversés au Centre Léon Bérard de Lyon — l’un des premiers centres européens de recherche contre le cancer — grâce notamment à un reversement de 0,50 euro par dossard. Une course qui court aussi pour une bonne cause.


Sources : (course%C3%A0pied) » target= »_blank » rel= »nofollow »>wiki trail

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